• La nuit tombe sur la ville ...


    il me semblait ce soir être assis au bord de la nuit même
    et je prenais le temps de la voir délicatement avancer sur la ville
    comme jamais auparavant,
    mordant ici la première ligne des arbres,
    plus loin l'avancée de l'ombre d'un toit,
    plus en arrière enfin embrasser le haut des façades blanches ;
    une nuit familière à l'extrême,
    passagère de mon humeur,
    avec laquelle j'aurai presque voulu parler,
    lui demander son nom,
    si elle était, soir après soir, toujours la même qui jouait le spectacle,
    si elle était celle que j'avais vu enfant m'approcher,
    m'entourer, enrober mon bras puis mon corps tout entier ;
    Pierre Cressant (extrait)


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  • Les loups ... ouh ... ouh ...


    Nous n'avions pour eux aucune haine.
    Ils faisaient métier de loups
    comme nous faisions métier d'hommes.
    Ils étaient créatures de Dieu.
    Comme nous.
    Ils étaient nés prédateurs.
    Comme l'homme.
    Mais ils étaient restés prédateurs,
    alors que l'homme était devenu destructeur.
    Paul-Emile Victor


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  • La nuque ...


    Par derrière les cheveux là où peau est douce
    De la base du cou à la naissance du crane
    Tout le long de la nuque une bouche butine

    Des baisers fous comme des ailes de papillon
    Sur le cou d’une fille ou le cou d’un garçon
    Un peu comme un glaçon vous cause des frissons
    Alain Hannecart


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  • La mort d'un arbre, parce qu'il est vieux et que son temps est fini m'attriste mais un arbre vivant couché par une tempête ou qu'on coupe parce qu'il gêne, alors là, ça me bouleverse.

    Près de ma maison, il y a une cité, pas ces poubelles qu'on appelle cité, mais la cité d'un autre temps, années 60, des maisons identiques avec jardinet. Les maisons d'angles avaient les jardins les plus grands.

    Les grands jardins sont moins prisés car beaucoup de travail, donc une de ces maisons d'angle derrière chez moi, qui avaient des arbres anciens et superbes a partagé son terrain en deux et mis en vente une partie. Ca a été très long et un matin, de chez moi, j'ai entendu ce bruit odieux des arbres qu'on scie et qu'on coupe. Maintenant une grande maison  est construite à la place, il reste peu de jardin, les arbres ont disparu ...

    Et ça m'a rappelé le temps où nous avons partagé le terrain de ma maison en deux pour y construire une maison pour vivre près de mon père afin de lui et de nous faciliter sa vieillesse. Nous étions encore jeunes à l'époque, nous n'étions pas en retraite et nous avions demandé au constructeur de nous prévenir du début des travaux : il fallait abattre un mur avec des arbres fruitiers en espalier et d'autres arbres fruitiers plantés pas mon grand-père ou mon père.

    Au printemps, nous sommes partis en vacances et quand nous sommes revenus, le mur était démoli, les arbres arrachés et le béton coulé. Nous, nous étions dans la joie de voir notre maison sortir de terre, mais aujourd'hui je pense à mon père et à son chagrin et sa rage quand il a dû voir la pelleteuse détruire ce jardin qui était sa vie quand il était plus jeune mais qu'il ne pouvait plus travailler.

    Mon père est décédé une semaine après que nous ayons emménagé.

    Ces arbres que l'on tue ...


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  • Rua Goncalo de Carvalho: La rue la plus verte du monde
    par Kaushik

    Rua Goncalo de Carvalho est une rue située à Porto Alegre, capitale et plus grande ville de l'État brésilien de Rio Grande do Sul. Flanquée d'arbres de part et d'autre, la rue a acquis une renommée internationale après une campagne pour sa préservation diffusée sur Internet, qui l'a surnommée "la plus belle rue du monde".

    Sur une longueur de 500 mètres, les trottoirs sont alignés avec plus de cent arbres de palissandre, allant jusqu'au septième étage des bâtiments dans certains cas. Selon des habitants âgés, les arbres auraient été plantés dans les années 1930 par des employés d'origine allemande travaillant dans une brasserie du quartier.
    https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.amusingplanet.com/2013/03/rua-goncalo-de-carvalho-most-beautiful.html&prev=search

     

    La rue la plus verte du monde ...

    La rue la plus verte du monde ...


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  • Notre Pays regorge de lieux fabuleux qui vous emmèneront à l'autre bout de la terre sans polluer ...

    L'Angleterre et ses falaises blanches ...
    Les falaises de Douvres de l’Angleterre sont emblématiques. Mais ne vous attendez pas à les voir à Douvres. Les meilleures vues des falaises blanches de Douvres sont plus loin le long de la côte. Selon le dictionnaire, une icône est une personne ou une chose considérée comme un symbole représentatif de quelque chose. Selon cette définition, les falaises de craie de la côte du Sussex en Angleterre sont aussi emblématiques de l’Angleterre que Big Ben et Tower Bridge.
    https://www.bouger-voyager.com/les-falaises-de-douvres/

    Vous voulez voir le monde sans quitter la France ?

    Les falaises blanches d'Etretat ...
    La Côte d'Albâtre doit son nom aux 140 km de falaises crayeuses comprises entre l'Estuaire de la Seine et celui de la Somme. C'est à Etretat que ces falaises sont les plus pittoresques : elles surprennent le visiteur par leur verticalité et le confrontent à une beauté sauvage et un peu austère.
    http://etretat.net/office-de-tourisme-etretat/modules/content/content.php?page=falaises

     

    Vous voulez voir le monde sans quitter la France ?

     

     


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  • L’humanité débat et agit, depuis des siècles, pour ou contre la contraception et l'avortement. Cet article ne portera pas sur ce débat. Les substances utilisées pour provoquer l'avortement, occupent une place intéressante dans les antécédents médicaux datant de plusieurs milliers d'années. La connaissance de cette histoire éclaire la progression médicale, morale et juridique de l'humanité et de ses nombreuses cultures. (listverse)

    Prendre vie ...

    Au cours du treizième siècle, l'avortement était une infraction ecclésiastique, passible de peines différentes. L’obligation de condamner le coupable  dépendait d’un facteur. L'avortement était-il un fœtus qui bougeait ?

    On croyait que la vie se manifestait lorsque le fœtus bougeait pour la première fois dans l'utérus. Ce point a été appelé le "Quickening", ce qui signifie "venir à la vie". Ce moment est survenu à différents moments de la grossesse, il est devenu suffisamment "humain" pour qu'un avortement soit "presque un homicide". Ce sentiment était rarement utilisé en droit pénal. Au contraire, l'homicide n'a été inculpé que si la femme avait tué le fœtus en dehors de l'utérus. Même un foetus accéléré avorté lors d'une mortinaissance était rarement, voire jamais, accusé de meurtre. Surtout dans les situations où il est impossible de prouver que la femme était même enceinte au départ.

    Les manuels de médecine à base de plantes étaient la principale source de connaissances sur les abortifs. Des herbes telles que le poivre, la sauge, la garance et le laurier étaient utilisées pour encourager le travail à provoquer des fausses couches. Ces potions provoquaient des vomissements et des selles douloureuses. Si cela ne fonctionnait pas, on utilisait de la saignée des pieds pour «remédier aux règles bloquées".

     

    La contraception à travers les temps ...


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  • Qu’est-ce qui est plus paisible et puissant que des arbres centenaires? Sur un fond de brume, le photographe basé à Berlin Michael Schlegel a immortalisé quelques-uns de ces patriarches végétaux de l’humanité lors d’un séjour à Madeira, au Portugal. Le brouillard ambiant vient ajouter une couche de féérie et de mystère à sa série intitulée «Fanal» devant laquelle on ne peut être qu’admiratifs.
    http://www.fubiz.net/2019/11/12/magnificient-old-trees/

     

    Je crois vous en avoir parlé, mais c'est si beau ...


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  • Maggie Vandewalle est née et a grandi à la périphérie d'Iowa City, dans un cadre rural. Enfant, elle partageait son temps entre champs et bois, parcourant la bibliothèque publique à la recherche de bons livres et gribouillant à jamais. À la sortie du lycée, elle a reçu une bourse d’art à l’Université de l’Iowa, où elle a obtenu un BFA en gravure. Après plusieurs années, elle a pris une pause de l'université pour explorer la vie sans les contraintes de l'école. À mesure que le temps passait, elle a décidé que si l'école ne continuerait pas à jouer un rôle dans sa vie, l'art le ferait très certainement sous forme de dessin et de peinture. Depuis lors, elle utilise l'aquarelle ou le graphite pour transmettre son amour du monde organique et de celui d'une très bonne histoire.
    http://www.maggievandewalle.com/prints.html

     

    Le monde de Maggie ...


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  • Faut-il en finir avec les énormes navires de croisière ?

     

    La compagnie suisse MSC Cruises devait inaugurer, le 9 novembre à Hambourg, le paquebot géant « MSC Grandiosa », long de 331 mètres et construit par les Chantiers de l’Atlantique. Une folie ? Ces quelques arguments vous inviteront à embarquer. Ou à rester à quai.

    L’argument écolo

     

    Ces barres d’immeubles flottantes sont des catastrophes écologiques. Selon un rapport de France Nature Environnement, un navire moyen émet par jour l’équivalent d’un million de voitures en particules fines. Rien qu’à Marseille, l’ensemble des paquebots qui y font escale seraient, d’après une étude de Transport & Environnement, responsables de 10 % de la pollution atmosphérique.

     

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les côtes européennes asphyxiées par les navires de croisière

     

    L’argument économique et social

     

    L’industrie des croisiéristes n’en finit pas d’encourager un dumping social mondialisé. La plupart des paquebots naviguent en effet sous des pavillons de complaisance (Bahamas, Panama, Bermudes…) qui ont le suprême avantage de ne pas être très regardant en matière de législation sociale. Résultat : les 2 000 membres d’équipage de ces géants des mers (principalement des Philippins, Pakistanais, Indonésiens, Indiens…) sont embauchés dans des conditions (temps de travail, salaires…) très largement en deçà des minima européens.

     

    L’argument touristique

     

    Le simple fait que ces poubelles géantes fragilisent les fondations de Venise devrait suffire à les interdire jusqu’à la nuit des temps. L’industrie de la croisière bon marché est en train de transformer de nombreuses villes du bassin méditerranéen en escales d’un immense parc à thème : en plein été, il est tout simplement impossible de visiter Dubrovnik, Cagliari ou Palerme sans être englouti par ces paquets de touristes, guidés à l’aide d’oreillettes et de la couleur du bob de leur accompagnateur. Un cauchemar éveillé.

     

    Lire aussi Mostra de Venise : des manifestants occupent le tapis rouge pour dénoncer la présence des navires

     

    Contre

     

    Le contre-argument écolo

     

    Certes, le paquebot pollue. Mais il faut raison garder. D’abord, le secteur des transports n’est que le deuxième contributeur mondial d’émissions de CO2 (autour de 24 %) derrière celui de la production d’énergie, selon l’Agence internationale de l’énergie. Ensuite, la part du transport maritime est faible (11 %) comparée à celle de la route (74 %). Enfin, quand on sait que les croisières ne représentent que 1 % du transport maritime mondial, on conclut que l’avenir de la planète ne dépend pas d’une petite balade en Méditerranée.

     

    Le contre-argument économique et social

     

    Quel secteur français peut se prévaloir d’une renommée mondiale ? Il faudrait être maso pour tuer l’industrie hexagonale du paquebot. Pour répondre à un carnet de commandes qui n’a jamais été aussi bien rempli (14 paquebots à livrer avant fin 2026), les Chantiers de l’Atlantique ont embauché près de 1 000 personnes en six ans. Aujourd’hui, ce sont un peu plus de 6 000 personnes (dont 3 000 sous-traitants) qui travaillent sur ce site de Saint-Nazaire où a été construit le plus grand paquebot du monde, le Symphony of the Seas (362 mètres, 6 000 passagers).
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/11/09/faut-il-en-finir-avec-les-enormes-navires-de-croisiere_6018583_4500055.html

     

    Arrêtons de construire ces poubelles géantes ...

     

     

     


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