• A mon côté, tu respires ...

    A mon côté, tu respires ...

     

    Mais à mon côté tu respires ;
    très aimée et éloignée
    tu coules et ne bouges pas.
    Inaccessible si je te pense,
    te palpe avec les yeux,
    te regarde avec les mains.
    Les rêves nous séparent
    et le sang nous réunit :
    Nous sommes un fleuve de battements.
    Sous tes paupières mûrit
    la semence du soleil.

    Le monde
    n’est pas toujours réel,
    le temps doute :
    seule est certaine
    la chaleur de ta peau.
    Dans ta respiration j’écoute
    la marée d’être,
    la syllabe oubliée du Commencement.
    Octavio Paz


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