• Émaillant le désert, les jardins oasiens ont de faux airs de miracles. À l’ombre de palmiers dattiers, poussent des fruitiers (orangers, pommiers, grenadiers…) abritant eux-mêmes les cultures basses (céréalières, fourragères), et les potagers où la tomate côtoie le piment et la corète… Mais que l’on ne s’y trompe pas : si la source peut paraître miraculeuse, c’est le travail obstiné de l’homme qui fait l’oasis. Génération après génération.

    " Les palmeraies oasiennes sont des écosystèmes millénaires totalement artificiels, souligne Vincent Battesti (1), anthropologue au CNRS. Même la terre y est « fabriquée » avec l’apport d’argile et de fumier au sable. " Une terre régulièrement retournée sur 60 à 70 cm de profondeur pour réenfouir le sel.

    Du Jérid tunisien à al-‘Ulâ (Arabie saoudite), Vincent Battesti étudie les oasis depuis vingt-cinq ans. Et partout, à peu de chose près, la même architecture formant une bulle, un microclimat dans le désert : une structure verticale de trois strates superposées, doublée d’une organisation horizontale en planches de culture délimitées par de petits ados.
    https://www.ouest-france.fr/le-mag/jardin/des-tomates-au-coeur-du-sahara-6925668

    Nous avons dormi une nuit dans un caravansérail dans les gorges de Todra au Maroc et voir tous ces gens revenir de cultiver les jardins oasiens, le soir, c'était comme le début du monde !!!

     

    Les jardins oasiens ...


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