• Alors parfois, on ne savait plus s’il fallait en rire ou en pleurer ...

    Par Bob Solo

    Et vint le moment pour beaucoup d’entre nous où on ne savait plus s’il fallait en rire ou en pleurer. Ou les deux. Et d’ailleurs, parfois, c’était les deux. Pas en même temps mais les deux quand-même. Et d’ailleurs, parfois, c’était en même temps. Ce qui n’avait pas beaucoup de sens, au fond. Mais plus rien n’avait beaucoup de sens. Ou peut-être était-ce que soudain tout en prenait un, nouveau.

    Alors parfois, on ne savait plus s’il fallait en rire ou en pleurer. On avait beaucoup lu, écouté, on s’était beaucoup informé, on avait voulu savoir. Du coup, on savait. On comprenait. Mais on n’était pas toujours sûr de comprendre ce qu’on comprenait. De comprendre ce que ça signifiait vraiment, ce que ça impliquait. Ou alors on comprenait trop bien et on n’était pas sûr de vouloir, ou de pouvoir, l’accepter. On savait mais parfois on aurait finalement préféré ne pas savoir. Heureusement, le déni était encore possible, de temps en temps. Pas définitivement, parce que ce qu’on savait, on le savait. On ne revenait pas en arrière. C’était là, quelque part, ça vous rattrapait, à un moment ou un autre. Parfois ça vous laissait en paix assez longtemps. Mais la plupart du temps ça vous hantait.
    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article38879

     

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