• C'était mieux avant ...

    La détérioration du bien-vivre: conséquence des politiques néolibérales

    Mais faut-il nécessairement se placer du point de vue du « ressenti » subjectif d’un grand nombre de nos contemporains pour valider la thèse du « c’était mieux avant » ? Il n’en est rien, car il y a de sérieuses raisons de penser que ce « mal-vivre » croissant est au contraire le produit d’évolutions tout à fait objectives, qui pour l’essentiel sont des conséquences de la livraison de notre monde aux politiques néolibérales. Wendy Brown reprend et actualise le concept de « raison néolibérale » de Michel Foucault2. Cela aboutit au fait que le modèle général sur lequel s’alignent tous les mécanismes sociaux, les institutions, la consommation, les loisirs, les personnes elles-mêmes dans la gestion de leur existence est celui de l’entreprise, avec le but de valoriser le capital. Tout est organisé, géré sur le modèle économique ; Wendy Brown parle « d’économisation » de la société, qui déborde du concept de « marchandisation » parce que cela fonctionne même quand il n’y a pas de monnaie en jeu. La personne humaine est pensée comme un capital, qu’il convient de valoriser au maximum.

    Le grignotage des petites libertés

    Pour le dire simplement, l’efficacité devient l’impératif social catégorique ; de là vient ce grignotage des petits plaisirs, des petites libertés, des petites combines parfois, voire des petites déviances qui finit par entamer la simple joie de vivre.
    https://www.causeur.fr/michel-serres-cetait-mieux-avant-alain-finkielkraut-162854

     

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