• Ce qu'est devenue l'agriculture grâce à la FNSEA ...

    Les empoisonneurs

    Par L’Iena Rabbioso

    Il y a quelque chose de pourri dans l’agriculture française. Juste après 1945, il fallait encore des tickets de rationnement pour le petit peuple. Oui, la France avait faim jusqu’à la fin des années 50, et cela a justifié un programme terrifiant de meurtre de l’agriculture traditionnelle. Du rendement, du rendement, et encore plus de rendement avec toujours plus de machines et de produits toxiques, un truc du genre chinois mais dans les années 60-70.

     En moyenne 70 millions de tonnes de céréales sont produites en France par an. En plus des aides généreuses de l’Europe (enfin plutôt grâce aux effort des lobbys pro-chimique dont fait partie la FNSEA, les autres pays d’Europe de l’est ayant un regard un peu plus critique sur cette situation qui perdure), c’est 21 milliards par an de bénéfice, [1] et pourtant la majorité des agriculteurs sont en état de faillite. 65 % de la production de semoule de maïs est exportée. La France est le 2ème producteur européen de blé dur après l’Italie. 1,57 millions de tonnes de blé dur ont été directement exportées vers l’UE et les pays tiers sous forme de grains. 80 % des exportations de blé dur concernent l’Union Européenne et 20 % les pays du Maghreb.

    Enfin, pour comprendre à quel point nous ne sommes pas sous la menace d’une famine en cas de changement de modèle, les animaux sont les premiers consommateurs de céréales en France. 10 millions de tonnes, dont (encore) une part importante de maïs (1,4 millions d’hectare). Le cas du maïs est intéressant, car vous trouvez dans les supermarchés des boites de maïs sans OGM, Le maïs est pourtant la seule céréale qui échappe à la législation anti-OGM... Bref vous mangez des poulets qui bouffent du maïs OGM. Une chose dont la FNSEA ne se vente pas trop, c’est le gros pognon gagné en exportant des céréales en Afrique Sub-Saharienne (pour être plus clair, les pays d’Afrique noire où les agriculteurs, eux, sont loin d’être aidés pour être auto suffisants en alimentation.)

    Les empoisonneurs sont donc aussi des affameurs

    Le blé français va beaucoup en Algérie (mais c’est eux qui nous volent notre pain, n’est-ce pas ?), mais aussi en Afrique pauvre : 1,3 millions de tonnes. [2] Ce qui ressort de ce que j’ai pu lire sur les deux sites cités dans cet article, qui sont des articles officiels et non des articles politiques, c’est qu’en fait on est en surproduction. Et qu’en plus les russes commencent à nous concurrencer. En conclusion, les empoisonneurs ne nous nourrissent pas, et en plus ils ruinent les pays pauvres.

    Et puis aussi, mais c’est un détail, ils nous envoient des pesticides à la gueule, pour faire des récoltes qui ne serviront qu’à augmenter les dividendes des grands actionnaires. Pour l’instant, la relation entre le nombre croissant de cancers et l’usage de pesticides chimiques depuis plus de 70 ans est toujours mise en doute. Il reste les fumeurs qui mangent du maïs volé aux poulets pour justifier cette hausse.

    bellaciao.org
    Altermonde-sans-frontières

     

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