• Cette novlangue qui nous tue à petit feu ...

    De l’art subtil d’être transparent en cachant tout


    Par Corinne Morel Darleux

     

    Il y a quelques jours, j’ai trouvé dans ma boite aux lettres un dépliant de l’Agence régionale de santé (ARS), qui doit régulièrement effectuer un bilan de la qualité de l’eau et en informer la population. Plutôt bien fichu, des conclusions claires et des visuels pour six critères : bactériologique, dureté, nitrates, fluor, pesticides et autres. Je jette un œil et constate que tout va bien, à l’exception d’un point : « La valeur maximale a été observée pour le paramètre : Éthidimuron. » Fatalement, je n’ai aucune idée de ce que c’est, donc je tape le terme dans mon moteur de recherche. Le début d’une petite épopée ubuesque.

     Je trouve vite qu’il s’agit d’un herbicide qui fait partie des polluants de l’environnement, et qu’il a notamment été utilisé jusqu’en 2000 par la SNCF pour désherber les voies de chemin de fer. Je m’égare un peu dans un passionnant diaporama sur la réduction de l’utilisation des herbicides à la SNCF,
    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article35250

    herbicide, interdit en France depuis 2003.

    Car, finalement, l’éthidimuron a été retiré de la commercialisation, et son utilisation interdite en 2003. Cela fait donc près de 14 ans que ce produit n’est plus utilisé. Donc, soit il est très persistant soit l’interdiction n’est pas respectée. Soit j’ai raté un onglet.

    Cette novlangue qui nous tue à petit feu ...


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