• Des vers joyeux ...

    Tudieu qu'il est moche ! Et qu'il est mou ! Beurk ! Pas franchement croquignol, le ver arénicole. Rougeaud à l'avant, jaunasse à l'arrière et si flasque qu'en comparaison, son cousin terrestre, le lombric, passerait pour un ver culturiste.
    C'est entendu, ce n'est pas un sex-symbol, l'arénicole. Mais il est fort réputé chez les bars et les soles, qui pour son malheur en raffolent et chez les pêcheurs de bars et de soles qu'il affriole.
    Il est aussi très populaire de Biarritz à la mer du Nord : les tortillons qu'il sème sur les plages amusent les gosses à marée basse.
    L'arénicole aspire le sable dont il se restaure
    Et les tortillons sont des étrons ? oui ! Oh ! pas de chichis, hein ! le ver digère les bactéries et les déchets. Ce qu'il défèque c'est du minéral pur.
    Mais là où il est en passe de devenir un top pipole, l'arénicole, là où il ne rigole pas, mais vraiment pas, c'est en matière d'apnée.
    Le lascar peut rester six heures sans respirer, tranquille mimile, à attendre le retour de la marée. Son truc ? Une hémoglobine qui stocke quarante fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine.
    Et là, on va cesser d'ironiser sur le look de looser du gars : car son globule rouge de compétition, adaptable au sang humain, est en train de révolutionner sévère la médecine.
    L'arénicole n'est pas un ver, c'est tout un poème.
    Ecrit par Thierry Creux pour Ouest-France.

    C'est-à-dire que nous allons gentiment le vampiriser ?

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