• Géraldina ...

    Géraldina ...


    Allongée sur le ventre paraissait s'étirer.
    Elle offrait bras et jambes à tout vent.
    Je crus voir à sa place un insecte iridescent.
    Soudain elle se releva d'un bond,
    telle une magnifique sauterelle,
    pour redevenir aussitôt une simple femme nue
    lorsqu'elle se tourna et s'avança,
    sûre de sa lenteur féline,
    tantôt à l'ombre des gaïacs,
    frôlés par les bras centenaires du kapokier,
    tantôt comme consumée par le soleil qui,
    au lieu de l'éclairer,
    l’obscurcissait de pure lumière et semblait l'avaler.
    Evelio Rosero


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