• Heures tardives ...

    Les nuits d'été,
    le monde se déplace à portée de voix
    sur l'autoroute avec son bruit ininterrompu
    parfois une sirène occasionnelle
    qui nous donne des frissons.
    Parfois, par des nuits claires et calmes,
    des voix flottent dans notre chambre,
    lunaires et fragmentées,
    comme si le ciel les avait laissés partir
    bien avant notre naissance.

    Heures tardives ...


    En hiver on ferme les fenêtres
    Vous lisez Tchekhov,
    pleurant presque pour son monde.

    Heures tardives ...


    Quel luxe d'être si heureux
    que de pouvoir pleurer
    sur des vies imaginaires.
    Lisel Mueller



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