• La bourse des sirènes ...

    Dans l'épais catalogue de déchets que l'océan abandonne au sable et aux rochers, figure un goémon peu ordinaire : les bourses des sirènes ou oreillers de mer. En fait, ni varech, ni laminaire et pas même végétal, ce sont des poches à oeufs.  Des couveuses à bébés roussettes ou à poupon raies. Accrochés aux algues lors de la ponte, ces berceaux contiennent un embryon unique. Et avec ce qu'il faut de ravitaillement pour assurer au loupiot plusieurs mois de croissance.
    Quand l'alevin a bien grandi et qu'il occupe toute la poche, il s'en évade et hasta la vista.
    Vide, la sacoche remonte à la surface. Elle suit le cours des flots. Se laisse pousser par le zef. Finit en épave sur la côte.
    Fin de l'histoire ? non ! Une bourse de sirène c'est du coriace. De l'indestructible. Disons entre le gilet pare-balles et le blindage de char. Souple et durable. Si costaudes qu'à l'air libre, si elles sèchent et se racornissent, ces capsules ne se décomposent pas.
    Un coup d'eau et elles retrouvent leur élasticité.
    Constitué de protéines proches du collagène savamment tricotées, ce tissu de costume pour super héros passionne la science.
    Ses secrets percés pourraient déboucher sur d'extraordinaires applications médicales ou industrielles.
    Thierry Creux pour Ouest-France dimanche

    Il y a 10 ans, cette dernière phrase m'aurait enthousiasmée car ça pouvait être bon pour nous, aujourd'hui je me dis seulement que ça ne servira que de profit supplémentaire avant qu'on en bénéficie.

    La bourse des sirènes ...

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