• Nommer le monde ...


        Quand le matin s'ouvre et m'inonde
        Un merle parle pour du vent
        Tressés de crins, le soleil gronde :
        Folle la terre aux reins ardents.

        La nuit, je perds les mots qui domptent
        Le thym, les fontaines de mai
        J'attends sur ma langue éveillée
        Les cris qui nommeront le monde.

        J'attends mes racines profondes
        La belle haleine pour le feu
        Et que, dans le carré du jeu
        Tu dises la couleur du bleu.
        Luc Bérimont





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