• La police a moins réprimé les émeutes en banlieue en 2005 que les “gilets jaunes
    par Xavier Lemoine

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Pour Xavier Lemoine, maire de Montfermeil* (Seine-Saint-Denis), en première ligne pendant les émeutes de 2005, la retenue des forces de l'ordre à l'époque contraste avec les consignes de sévérité excessives qu'elles appliquent aujourd'hui face aux «gilets jaunes».

    LE FIGARO. - En qualité de maire  de Montfermeil, vous avez vécu les émeutes de 2005 en banlieue. Voyez-vous des similitudes avec les violences  qui accompagnent aujourd'hui  le mouvement des «gilets jaunes»?

    Xavier LEMOINE. - Certes, en 2005 comme en 2019, un pavé reste un pavé, un cocktail Molotov ou une voiture qui brûle également. Et il peut y avoir, par la manière dont les médias rendent compte des événements, une similitude de forme entre les émeutes urbaines de 2005 et la crise des «gilets jaunes». En revanche, sur le fond, il n'y a rien de commun, rien de comparable entre les deux événements. Le nombre des manifestants ou des émeutiers, leurs motivations, le jugement de l'opinion publique à leur égard sont très différents.
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/01/28/31003-20190128ARTFIG00190-la-police-a-moins-reprime-les-emeutes-en-banlieue-en-2005-que-les-8220gilets-jaunes8221.php

     

    La justice républicaine des islamo-UMPS ...


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  •  Imaginons. Un pays latin dans lequel le Président élu se retrouve face à des manifestations qui secouent la nation pendant des mois. La raison de ces manifestations ? La pauvreté des classes dites « moyennes ». Pourtant notre pays imaginaire ne manque pas de ressources, dispose d’infrastructures, d’une population éduquée et travailleuse, peut-être même de matières premières. Mais les dérives du système politique ont laissé se développer une classe dirigeante déviante (magouille, pots-de-vin et arrangements divers en sont le lot quotidien). Le peuple paie sans fin les fautes de ses dirigeants qui se parent de vertu et de morale. Ce pays a mis en place un système qui « élit » toujours (contraint ou forcé), depuis une quarantaine d’année, un zélé représentant de ces oligarques. Les rares fois où le peuple a dit non à ses maîtres, il n’a reçu qu’un majeur levé bien haut en guise de réponse. En dépit des « atouts » de notre pays imaginaire, les lois votées par ces oligarques ont donc abouti à donner toujours plus de pouvoir à la frange la plus riche de la population en dépeçant la frange la plus pauvre, laquelle a fini par rassembler la majorité de la population. Bref, nous décrivons une ploutocratie.

     

    Face aux manifestations, la réaction du pouvoir a été celle de tout pouvoir en place : la répression violente et la propagande. La police pour la répression et la presse pour la propagande.

    La presse nationale s’est donc échinée à passer les événements sous silence, à masquer de son mieux les violences policières ou à n’admettre que « des bavures ».
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-lecon-machiavelienne-212122

     

    Pauvre France ...


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  • Mais revenons au « grand débat national »...

    Anne Roumanoff a une idée arrêtée sur le sujet, et elle ne manque pas de pertinence : « je pensais que c’étaient 60 millions de français qui donnaient leur avis (...) en fait, c’est Emmanuel Macron qui donne le sien à 60 millions de français ».

    Heureusement, il y a encore quelques journalistes qui enquêtent, et, une fois de plus, c’est Médiapart qui a tiré le premier.

    Chantal Jouanno, pressentie auparavant pour mener « le grand débat national », explique comment Macron a décidé de faire de ce « débat » une campagne de communication, et alors que la CNDP (commission nationale du débat public) était disposée à assurer l’impartialité et la neutralité du grand débat, l’Élysée s’y était opposé.

    C’est la raison qui a poussé Chantal Jouanno à refuser le poste que Macron lui avait proposé, et l’histoire de son salaire n’a été qu’un écran de fumée déployé pour cacher les vraies raisons de son refus.

    Cette enquête prouve, s’il pouvait y avoir encore quelques doutes, qu’il n’y a jamais eu la volonté de débattre de la part du président de la République.
    https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-vie-en-jaune-212121

     

    A quand Varenne ?


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  • Décryptage de la stratégie de la classe dominante pour combattre les gilets jaunes
    Par Marcus Clams

     Après quelques semaines d’observation, où tout le monde s’interrogeait sur la nature du mouvement des gilets jaunes, la diffusion des premières listes de revendications ont permis de mieux situer ce mouvement. La classe dominante a alors pris conscience qu’elle était attaquée, et a pu mettre en place toute une stratégie pour se défendre.

     La revendication de départ des gilets jaunes portait sur le refus de l’augmentation des taxes sur les carburants, taxe qui devait bénéficier au financement de la transition énergétique. Une partie de la droite a vu dans cette revendication une certaine filiation poujadiste, anti-état et anti-écologique. Ainsi, on observe au début du mouvement un certain soutien de la part de la droite républicaine et une bienveillance de la part des média. De même, la classe dominante pouvait voir d’un bon œil ces manifestations qui officialisaient la fin des syndicats, dans une société où l’individualisme l’avait définitivement emporter sur les structures collectives. La dernière pierre du mur de Berlin semblait donc définitivement tombée.

     Mais voila, une fois que remontent les premières revendications de ce mouvement complètement décentralisé, c’est la surprise car les propositions qui reviennent le plus souvent sont assez éloignées de cette première impression, comme si la taxe sur les carburants n’avait été qu’un arbre qui cachait la forêt. Ainsi, elles portent sur plus de démocratie participative (référendum d’initiative citoyenne), plus de justice sociale (impôt plus progressif, taxe sur les grandes entreprises, baisse des loyers, hausse du SMIC) et sur plus d’écologie non punitive (consommation locale, sobriété).
    La classe dominante prend alors conscience qu’elle est face à une révolte sociale, qui l’attaque sur trois fronts : la démocratie participative lui retirerait une grande partie de son pouvoir, la justice sociale une grande partie de son patrimoine et l’écologie non punitive, une grande partie de son socle idéologique basé sur le consumérisme et la mondialisation néolibérale.

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/decryptage-de-la-strategie-de-la-212070

     

    Ces pourris qui nous dominent ...


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  • En route vers le grand dépit national

    Par Yann Fiévet

     

    La France vit en ce début d’année un beau moment de surréalisme exacerbé. Un « grand débat » a été décidé et lancé à l’échelle du pays tout entier par Le Président de la République soi-même. Il s’agirait de connaître enfin « ce que veulent vraiment les Français ». En même temps (!) il s’agirait de répondre à « la crise des gilets jaunes ». On observe là une habile tentative de noyer le poisson : englober les revendications légitimes portées par les gilets jaunes dans un grand déballage où tous les Français sont appelés à émettre leurs doléances à partir d’un catalogue de sujets choisis en haut-lieu. Habile tentative car cela permet de contourner une évidence : ce que demande les gilets jaunes on le connait pour l’essentiel. On peut même ajouter que ces doléances-là sont connues depuis longtemps. D’une manière certaine, elles sont toutes contenues depuis des années dans les alertes des sociologues, économistes hétérodoxes et autres intellectuels effrayés par l’ampleur des dégâts sociaux et territoriaux perpétrés par la gestion néolibérale du capitalisme contemporain. Il sera aisé, à l’issue du « machin », de proclamer que l’on ne pouvait répondre à toutes les requêtes. On lâchera encore quelques miettes en direction des plus démunis en même temps que l’on aura gagné quelques mois, le problème posé par un mouvement social inédit et stimulant ainsi restera intact.

    Le problème ne peut en effet que demeurer intact puisque les réformes déjà adoptées depuis juin 2017 et d’ores-et-déjà annoncées pour la suite des réjouissances macronniennes ne figurent pas au catalogue du grand débat présidentiel.
    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article40301

     

    Avec ces gens-là, on ne débat pas, on combat ...

     


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  • Le casse-tête croissant des débris spatiaux

    La banlieue terrestre est polluée par un million d’objets de plus d’un centimètre. Il est urgent de gérer ces déchets afin de ne pas mettre en péril les activités spatiales.
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/01/26/le-casse-tete-croissant-des-debris-spatiaux_5415059_1650684.html

     

    Nous polluons même l'Univers ...


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  • Après quelques semaines d’observation, où tout le monde s’interrogeait sur la nature du mouvement des gilets jaunes, la diffusion des premières listes de revendications ont permis de mieux situer ce mouvement. La classe dominante a alors pris conscience qu’elle était attaquée, et a pu mettre en place toute une stratégie pour se défendre.

     La revendication de départ des gilets jaunes portait sur le refus de l’augmentation des taxes sur les carburants, taxe qui devait bénéficier au financement de la transition énergétique.

     Mais voila, une fois que remontent les premières revendications de ce mouvement complètement décentralisé, c’est la surprise car les propositions qui reviennent le plus souvent sont assez éloignées de cette première impression, comme si la taxe sur les carburants n’avait été qu’un arbre qui cachait la forêt. Ainsi, elles portent sur plus de démocratie participative (référendum d’initiative citoyenne), plus de justice sociale (impôt plus progressif, taxe sur les grandes entreprises, baisse des loyers, hausse du SMIC) et sur plus d’écologie non punitive (consommation locale, sobriété). La classe dominante prend alors conscience qu’elle est face à une révolte sociale, qui l’attaque sur trois fronts : la démocratie participative lui retirerait une grande partie de son pouvoir, la justice sociale une grande partie de son patrimoine et l’écologie non punitive, une grande partie de son socle idéologique basé sur le consumérisme et la mondialisation néolibérale. Elle va alors s’adapter pour combattre ce mouvement, en utilisant les multiples moyens dont elle dispose. Il faut noter que l’on trouve aussi chez certains gilets jaunes des revendications assez proches des thématiques de la droite conservatrice, voir de l’extrême droite xénophobe. Cela s’explique par la diversité de ce mouvement, et son ambiguïté intrinsèque. Néanmoins, dans ce brouhaha revendicatif, il semble bien que les revendications démocratiques et de justice sociale demeurent largement majoritaires.
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/decryptage-de-la-strategie-de-la-212070

     

    Le Peuple dit :"Nous voulons" ...


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  • Le « présentisme »

    Par Gérard Charollois

    Le peuple français bouge encore, malgré le « there is no alternative », malgré la sortie de l’Histoire, malgré l’absence de solution de rechange et les injonctions à se résigner aux injustices et nuisances d’un système totalitaire qui échoue, malgré l’arrogance des économistes qui présentent leurs dogmes comme une science qui ne se discute pas mais à laquelle on se soumet. C’est que la France n’est grande que lorsqu’elle parle au monde en offrant une issue de secours.

    Ici, malgré les anesthésiques du parti de l’ordre, la Révolution conserve son prestige et sa valeur. Même le président Macron, ami des banquiers, des financiers et des grands veneurs, intitula son livre électoral en 2016 « Révolution ». En guise de révolution, la politique du « en même temps » s’est traduite par une hausse du pouvoir d’achat des 1 % des plus riches, au détriment non pas des plus pauvres auxquels les oligarques ne pouvaient rien prendre, mais de la tranche médiane de la société. Pour les amis du président, faire payer les riches revient à ponctionner ceux qui gagnent plus de deux mille euros par mois ! Imposture sociale et duperie écologique marquent les éléments de langage du pouvoir.
    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article40299

     

    Le Peuple Français bouge encore ....


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  • Il y a les très riches chouchoutés et les gueux ...

    L'ouvrier de base, vous lui donnez 100 euros et il nage dans le bonheur, c'est vrai qu'on n'a pas besoin  d'être hyper-riches pour être heureux.

    Mais, en pleine crise des gilets jaunes, d'un Manu qui ne veut rien lâcher pour ses maîtres, les très riches et qui fait croire aux gueux qu'il les comprend, on nous montre, aux infos, le rapatriement des très riches revenant d'Angleterre du fait du Brexit et ça fait mal. Il devrait aussi y avoir une télé pour les riches et une pour les Gueux on passerait en boucle Robin des Bois ou Thierry la Fronde ...

    Ces pauvres riches que le Brexit chasse de Londres vont arriver à Paris, les mains dans leurs poches, des Manants
    pour riches vont s'occuper de tout ... bagages, appartements, linge, écoles pour les enfants ....  à gerber ...

    "De plus en plus de Français non-résidents habitant à Londres achètent à Paris. Ce phénomène devrait s'accentuer en 2019. Et participe à la surchauffe du marché immobilier haut-de-gamme de la capitale, déjà en pleine pénurie.
    Les Français sont en train de reprendre possession du marché immobilier haut-de-gamme dans leur pays. Qu'il s'agisse de Français résidant dans l'Hexagone ou à l'étranger, ils sont très nombreux à acheter depuis début 2018. Et le retour des Français de Londres, suite au Brexit, n'y est pas étranger.
    « Les Français revenant de Londres représentent jusqu'à 6 à 7 % de nos ventes depuis janvier, pour certaines de nos agences, notamment dans le 16e arrondissement et sur la rive gauche ", souligne Charles-Marie Jottras, président du groupe Féau. Même constat dans l'agence Vaneau, qui a réalisé 6 ventes de ce type depuis janvier et une quinzaine dans le réseau Engel & Völkers depuis 2017."
    https://www.lesechos.fr/09/07/2018/lesechos.fr/0301917587435_immobilier-de-luxe--le-brexit-va-t-il-faire-monter-les-prix-a-paris--.htm

     

    Edito de Joie ...


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  • Une majorité de Français a exprimé un fort mécontentement, il ne s’agissait pas que des pauvres et des marges de la société mais bien d’une majorité. Elle regroupe en novembre les deux tiers de la population alors que moins de 10% des Français sont considérés comme pauvres. La révolte des gilets jaunes n’est donc pas majoritairement celle des pauvres mais de ceux qui ne sont pas assez riches pour profiter de la politique sociale et qui ne gagnent pas assez pour se sentir en sécurité dans la mondialisation macronienne.

     

    C’est la révolte de ceux qui s’interrogent, ne gagneraient-ils pas plus avec le RSA et la complémentaire gratuite qu’à travailler au smic mais aussi à deux smic et plus … Il n’y a pas que des smicards, il y a aussi ceux qui gagnent 3000 euros et qui paient beaucoup d’impôts ;

     

    Il y a beaucoup de petites retraites, mais souvent des petits propriétaires à la retraite qui n’ont pas droit au fameux « minimum vieillesse » de 800 euros car leur petite maison, leur appartement les rendent trop riches pour y avoir droit, alors ils se contentent de 500 euros…

     

    C’est la révolte de ceux qui ne se considèrent pas riches avec 2000 euros par mois sous Macron ; Hollande plus généreux parlait de riches à partir de 4000 euros…

     

    C’est la révolte de ceux qui découvrent l’insécurité : les commerçants, les artisans, bien des professions libérales, les salariés, de l’employé au cadre, et pratiquement tous les fonctionnaires, et par-dessus tout, les retraités.

    Le modèle économique mondialisé, parce qu’il n’a pas de limites, frappe les catégories sociales les unes après les autres.
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/reflexion-sur-le-traitement-212064

     

    Unissons-nous vraiment et changeons tout pour vivre et non survivre ...


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