• Puis le sommeil vient ...

    Puis le sommeil vient ...


    Parfois, dans la touffeur de l'oreiller,
    le creux des mots ne suffit plus pour se tailler une bulle où respirer,
    chanter à la nuit tous ses rivages dépliés.
    On voudrait peser plus lourd encore,
    s'enfoncer loin dans l'épaisseur des draps, disparaître...

    Mais la chaleur vient.
    Les visages absents sont si froids qu'ils s'évanouissent.
    On en oublie de mourir.
    Le sommeil retourne les couteaux.
    On échappe au fil tranchant d'une nuit blanche.
    On dort.
    Comme dans la vie, on dort,
    des couteaux fluides dans le sang.
    Philippe Mathy


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