• Comment diable être un Ayrault ?

     

    Par Fabrice Nicolino

    D’abord deux citations d’une dépêche. La première : « L’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault a affirmé que “passer outre le référendum” favorable à la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes serait “un déni de démocratie”. » La seconde : « si c’était un argument juridique pertinent (la préservation d’une zone humide), les recours auraient été gagnés. Ils ne l’ont pas été. Le projet a respecté un certain nombre d’impératifs en matière d’environnement. À mes yeux, les problèmes environnementaux sont beaucoup plus importants là où se trouve l’aéroport actuel, au bord d’une grande réserve ornithologique classée Natura 2000. L’argument écologique ne tient pas ».

     Je me dois de rappeler à ceux qui l’ont déjà oublié : le monsieur qui cause a été Premier ministre de la France à partir de 2012. Si. Ce que je pense de lui, je l’ai écrit ici dès 2009, et vous pouvez toujours jeter un œil, car je n’ai pas grand-chose à ajouter (ici et ici). Si, tout de même : quelle insolence dans l’ignorance ! Ces gens se croient tout permis car ils sont habitués à ce qu’on les laisse faire. Passons sur cette ineptie qui prétend tirer d’une décision juridique – en toute hypothèse, forgée dans le cadre de lois qui ignorent absolument jusqu’à l’idée d’écosystème – un point de vue argumenté sur le sauvetage d’un territoire biologiquement riche. Passons.

     

    Le plus grotesque est sa façon de retenir, s’appuyant sur des racontars de troisième main, la question du lac de Grand-Lieu, qu’il ne nomme d’ailleurs pas. Outre qu’on sent la naphtaline exsuder de chaque parole – hé, pépé, on n’est plus en 1970, on n’est pas dans l’émission « Chef-d’œuvres en péril » – Ayrault n’est pas même foutu de présenter son propre argument. Car le problème, inventé pour les besoins de sa cause misérable, ce n’est pas que l’aéroport actuel soit « au bord » du fabuleux lac. Le problème inventé, c’est que les avions survolent ce lac, et gêneraient les oiseaux.

    Je constate avec surprise que ce grand amoureux de la démocratie et de la justice oublie de prendre en compte ce que dit le meilleur connaisseur et du lac et de ses oiseaux – le biologiste Loïc Marion. Celui-ci a fait litière de ces stupides et désespérées tentatives de faire avaler un nouvel aéroport pour sauvegarder les oreilles des spatules blanches et des ibis sacrés (ici). Comment peut-on être un Ayrault ? C’est la question que j’emporterai au tombeau, en me marrant à coup sûr.

    fabrice-nicolino.com
    Altermonde-sans-frontières

     

    Alors, Ayrault porc ou pas ?


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  • Comme cette lumière fait du bien !
    Belle journée !
    La vie est un long je t'aime
    Que l'on doit écrire soi-même.
    Jean-Louis Aubert

    Il fait beau mais froid ...


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  • Mais ça s'est calmé,
    J'ai pu promener le Bidule !
    Bonne soirée !
    Je crois à la volupté de la chair
    et à l’irrémédiable solitude de l’âme.
    Hjalmar Soderberg

    Il n'a pas fait beau ...


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  • Les blés murs ...

     

    On a envie d’étendre sa main sur la moisson
        couchée comme une femme à moitié dévêtue.
        Le soleil, l’épaule contre les portes.
        Personne n’ouvrira.
        Le soleil met dans la serrure une clé qui tombe.
        Lucien Becker


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  • Rappelez-vous ...


        Rappelez-vous qu'un soir nous vécûmes ensemble
        L'heure unique où les dieux accordent, un instant,
        À la tête qui penche, à l'épaule qui tremble,
        L'esprit pur de la vie en fuite avec le temps.

        Rappelez-vous qu'un soir, couchés sur notre couche,
        En caressant nos doigts frémissants de s'unir,
        Nous avons échangé de la bouche à la bouche
        La perle impérissable où dort le Souvenir.
        Pierre Louÿs


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  • Le voilier ...


    Je suis debout au bord de la plage.
        Un voilier passe dans la brise du matin,
        et part vers l'océan.
        Il est la beauté, il est la vie.
        Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
        Quelqu'un à mon côté dit : “ il est parti ! ”
        Parti vers où ?
        Parti de mon regard, c'est tout !
        Son mât est toujours aussi haut,
        sa coque a toujours la force de porter
        sa charge humaine.
        Sa disparition totale de ma vue est en moi,
        pas en lui.
        Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
        dit : “il est parti !”
        il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
        et venir vers eux s'exclament avec joie :
        “ Le voilà ! ”
        C'est ça la mort !
        Il n'y a pas de morts.
        Il y a des vivants sur les deux rives.
        William Blake

    Ce poème m'a été envoyé au moment de la mort de mon mari
    et l'idée qu'il apparaissait ailleurs m'a aidée à voir la mort autrement.

     


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  • “ Faire payer l'entrée dans une église ou une cathédrale est à l'évidence en contradiction avec leur raison d'être : on doit pouvoir entrer dans la plus belle des cathédrales même si l'on est pauvre comme Job, et on doit pouvoir le faire dix fois par jour si l'on en éprouve le besoin. Les maisons de Dieu ne sont déjà que trop offertes au tourisme putassier et au spectacle, aux bermudas, aux sandwichs et aux gueulards. Ramasser du pognon avec une cathédrale, pour l'État, est aussi infâme que louer son ventre, pour une femme…………
    La bernification du réel, c'est la provocation de trop.”
    L’intégralité ici : http://george-s-fuly.blogspot.fr/2017/11/les-rentables.html
    il est venu le temps des cathédrales payantes

    Les marchands du Temple ...


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  • La Dame de Warka ou la Dame d'Uruk, appelée parfois localement la Joconde d'Uruk, est une pièce de la collection du musée national d'Irak à Bagdad datant de 3300 av. J.-C. à l'époque de la civilisation sumérienne et de la période d'Uruk.
    Cette tête de femme, une des plus anciennes au monde figurant un visage féminin, a été découverte en 1938 au cours de fouilles d'archéologues allemands dans le complexe de temples dédiés à la déesse Inanna, déesse de l'amour et de la fertilité, situé à Uruk, quartier d'Eanna (à 280 km au sud-sud-est de Bagdad, dans la province d'Al-Muthanna).
    Elle fit partie des milliers de pièces saccagées et volées pendant le grand pillage du musée en avril 2003, au début de la guerre d'Irak, alors que l'armée américaine avait laissé faire les pillards. Disparue le 9 avril 2003, elle fut restituée en septembre de la même année par un Irakien qui l'avait enterrée dans son jardin.
    Cette tête sculptée mesure vingt centimètres de hauteur. Elle est faite de calcaire métamorphique, en marbre avec des incrustations de lapis-lazuli, de bitume et de feuilles d'or.
    Il est possible qu'elle représente la déesse Eanna.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Uruk

     

    La dame d'Uruk ...


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  • Les civilisations de l'Antiquité, sur lesquelles nous devrions en apprendre davantage ...

    On traverse l'Atlantique ...
    La culture Chavin ...
    La culture de Chavín est une civilisation précolombienne. Elle doit son nom au village de Chavín de Huántar, au Pérou, où les ruines les plus significatives ont été retrouvées.
    Les travaux de Julio Tello ont contribué à établir son rôle de matrice, de culture mère de toutes les civilisations andines. Une société dirigée par une élite de prêtres dont le culte tourne autour de l'image du Jaguar ou du puma. Le lama était aussi considéré comme un dieu.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chav%C3%ADn_(culture)

     

    Il était une fois ...


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  • La sueur des gladiateurs ...
    Les gladiateurs étaient les stars du sport du monde antique. Les clubs de fans se formaient autour de leur combattant préféré et assistaient à chacun de leurs combats. Un gladiateur qui amusait la foule pouvait gagner une fortune. Ils étaient le modèle de la masculinité musculaire. Tout ce qui les concernait était recherché, de leurs armes à leurs fluides corporels.
    La sueur des gladiateurs était collectée et vendue à quiconque le voulait. Pourquoi voudriez-vous une bouteille de sueur ? Pour certains, il était utilisé en cosmétique pour donner une vigueur juvénile à la peau. Une autre utilisation était comme aphrodisiaque.
    Les Romains, aimant la propreté, avaient un outil spécial qui pouvait être utilisé pour recueillir la sueur. Dans les bains, les serviteurs grattaient la peau, ce qui enlevait la sueur et la crasse. En l'essuyant contre une bouteille, vous obteniez un contenant d'essence de gladiateur que vous pouviez vendre. Prendre la sueur des gladiateurs peut être vu comme un type de magie sympathique. Les gladiateurs étaient des objets de désir sexuel pour de nombreuses femmes romaines, qui auraient souhaité que leurs maris ressemblent un peu plus aux combattants de l'arène.

     

    Les aphrodisiaques ...


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