• François Fressinier est né à Cognac, en France, le 4 Août 1968. Son père avait une vénération extraordinaire pour les maîtres anciens et a guidé son fils dans l'exploration et la création de l'art figuratif et symbolique. Fressinier a poursuivi ses études à l'Ecole des beaux-arts de Tours Brassartin. Son style de peinture est décrit comme un style  moderne néo-classique, classique de la Renaissance et  romantisme. Ses œuvres révèlent l'éthéré, de la présence des femmes sensuelles, romantiques. Les hommes et les femmes dans le monde Fressinier sont empreints de grâce et de beauté, peints sous leur meilleur jour.

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  • yeux.PNG

    Quand nos yeux se caressent,
    Oh ! je meurs de tendresse !
    J'ai trop de coeur pour toi.
    J'ai le corps maladroit.

    Ne crois pas au complexe
    De ma main sur ton sexe.
    Les vrilles de mes doigts
    S'y momifient d'émoi.

    Et si je deviens chèvre
    Au doux chaud de ta lèvre,
    C'est que mon coeur, tu vois,
    Fait bouillir mon sang froid.

    Je sens que je t'irrite
    A jouir trop, si vite.
    Ai-je l'endroit grivois ?
    Mon coeur y bat parfois.

    Nos yeux ! quelles caresses !
    Oh ! je meurs de tendresse.
    J'ai le corps maladroit :
    J'ai trop de coeur pour toi.
    Cilick


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  • biblio

    Si nous n'étions pardonnés, délivrés des conséquences de ce que nous avons fait, notre capacité d'agir serait comme enfermée dans un acte unique dont nous ne pourrions jamais nous relever: nous resterions à jamais victimes de ses conséquences.
    Condition de l'homme moderne (1961)
    Citations de Hannah Arendt
    Je ne suis responsable que de mes pensées et de mes actes.
    C'est pour cela que toutes ces repentances m'ennuient profondément, elles nous empêchent de voir la réalité et d'avancer.
    Elles nous obligent à tout accepter des autres puisque nos ancêtres, à un moment donné, ont fait pareil.
    Je ne suis responsable que de mes pensées et de mes actes, tels que je les juge en conscience.

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  • bain.jpg

    J'ai chaussé ma baignoire sabot
    Pour partir au galop
    Loin des lits-cages
    Où l'âme enrage
    Quand, malgré lui
    Le canapé lit
    La saga ridicule
    De la chaise à bascule.

    J'ai baigné mon corps sage
    Dans le bleu des nuages
    Où un piano à queue
    Noir et visqueux
    Colle des notes traînantes
    En touches accablantes.

    J'ai baigné mon corps nu
    Bien au-delà des nues
    Et pour tourner la page
    J'ai posé mon bagage
    À la gare de triage.

    Chantal Zingarelli


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  • portail.jpg

    Et je retourne encor frileux, au jet des bruines,
    Par le délabrement du parc d'octobre. Au bout
    De l'allée où se voit ce grand Jésus debout,
    Se massent des soupçons de chapelle en ruines.

    Je refoule, parmi viornes, vipérines,
    Rêveur, le sol d'antan où gîte le hibou ;
    L'Érable sous le vent se tord comme un bambou.
    Et je sens se briser mon coeur dans ma poitrine.

    Cloches des âges morts sonnant à timbres noirs
    Et les tristesses d'or, les mornes désespoirs,
    Portés par un parfum que le rêve rappelle,

    Ah ! comme, les genoux figés au vieux portail,
    Je pleure ces débris de petite chapelle...
    Au mur croulant, fleuri d'un reste de vitrail !
    Emile Nelligan


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  • afrique.jpg

    C’est en temps de chaleur
    Que l’on apprécie les douceurs
    Un coin d’ombre et une chaise
    Fuyant un soleil de braise

    Une boisson fraîche sucrée
    Éveille tous les sens
    Des instants simples et immenses
    La paix de l’âme est sacrée

    Ces rires défiants les degrés
    En petits « grins » constitués
    Des instants sans regrets
    Pures traditions instituées

    On refait l’histoire du monde
    Entre minutes et secondes
    L’éventail à la main
    Printemps d’un été sans fin.
    Aboo Mudjaahid


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  • Focus sur le travail du photographe français Aurélien Villette, qui propose des clichés magnifiques d’exploration autour de l’architecture oubliée sous le nom de l’artiste Adonis. Visuellement impressionnantes, les photographies de ce dernier provenant de plusieurs séries se dévoilent dans la suite de l’article.

    Adonis-2-640x426.jpg


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  • oeil-circonflexe.jpgAccent circonflexe ou pas ?  Plutôt que d'avoir l'oeil circonspect et le front taché, voici comment mémoriser l'orthographe de ces deux paronymes.
    Tache: marque salissante, marque de couleur ou de lumière, marque cutanée pigmentée ou dépigmentée, personne faisant preuve de bêtises. 
     Inutile de rajouter une auréole supplémentaire à ce mot qui imposera de l'huile de coude pour la faire partir.
    Tâche : travail qui doit être exécuté dans un temps donné.  Tasche proche de l'anglais task, qui signifie "travail", son "s" au travers des siècles s'est transformé en chapeau chinois.  On pourra extrapoler : pour travailler sortez couvert !
    Parfois la tâche est d'ôter les taches d'une tache...  C'est en tâchant qu'on devient tâcheron ?  Tss tss...
       

     


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  • Tant d'années de recherches ...
    Tant de milliards dépensés pour ces recherches ...

    Patrick Chappatte, Le Temps, Switzerland

    La fin de tant d'annnées de recherches ...


    Olle Johansson, Sweden

    Savons-nous comment tout a commencé ? NON !!! Mais nous savons comment ça va finir ... BOUMMMMMMM !!!


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  • coeur-cerise.jpg
    Cette année, les cerisiers n’ont pas donné.

    C’est une de ces petites phrases banales qui creusent en moi un sentiment de perte incommensurable. Ce genre de choses que l’on dit sans y penser, pour ponctuer une marche ou ne pas avoir l’air trop ballot pendant une conversation en mal d’inspiration.
    C’est bien vrai, ça : il n’y a pas eu de cerises cette année.

    L’année dernière, c’était une tout autre affaire. Rien que de l’arbre du jardin, nous avions sorti trois pleins paniers de petites billes rouge vif. Pas aussi bonnes que celles du voisin. Lui, c’est un de ces papets à l’œil qui frise qui te rappelle toujours au détour d’une salutation sur le bord du chemin qu’en un autre temps, il était un autre homme. Je ne suis vraiment pas certaine qu’il a été ce coureur de jupons qu’il aime à dépeindre à grands traits gourmands, histoire de faire oublier sa trogne ravagée par l’érosion des années et ce corps rétif qui n’avance plus que sous la contrainte d’une formidable volonté. Lui, c’est la vague italienne. Ils sont presque tous arrivés du même bled, dans le coin. Saisonniers, garçons de ferme, hommes à tout faire, du temps où il fallait garnir de bras et de dos courbés la campagne pour qu’elle veuille bien donner assez. Il a bossé dur, comme un chien. Il a avalé les couleuvres de la châtelaine, m’a-t-il confié un jour où il était particulièrement loquace. Je ne sais pas trop ce qu’elle lui a fait, celle-là, mais ça fleure bon la vieille lutte des classes des familles. Peut-être était-il beau gars, après tout.
    C’était la génération d’avant celle d’avant, les durs à la peine, ceux qui se sont voués au labeur et à l’économie. Il a trimé et il a investi le fruit de son travail dans cette terre avide qu’il a abreuvé de sa sueur. Lopin après lopin. Et cette longue rangée de cerisiers majestueux qui borde cette petite route tranquille qui mène chez moi, c’est lui qui l’a plantée, avec sa femme. Et ils se sont mis à donner tant et plus qu’il a invité tous les gens du coin à venir se servir. Et même en nous y mettant tous, il est resté largement de quoi nourrir les nombreux oiseaux qui se cachent dans le petit bosquet près de l’étang, là-bas, en bas.
    «  Prenez, prenez, vous devez venir en prendre encore plus, avec la petite.  »
    Et moi j’avais un peu de remords à venir ainsi remplir mes poches des fruits de son travail.
    Jusqu’à cette année et le grand froid qui a figé dans son étreinte implacable les fleurs de tous les fruitiers du coin. Du coup, il n’y a rien eu quand l’été est enfin arrivé. Pas de commandos-panier, pas d’acrobaties hasardeuses dans les branches, pas de retour au sol un peu lourd qui m’a rappelé que je n’avais plus l’agilité de petit singe de mes 13 ans, quand je surveillais l’arrivée des beaux jours juchée dans une autre allée de cerisiers, ailleurs, dans un autre temps, un autre monde, aussi.

    Cette année, les cerisiers n’ont pas donné et c’est un peu comme si je ne mangerai plus jamais de cerises.

    monolecte.fr
    Altermonde-sans-frontières

     

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