• Ton dos

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    Quand tu dresses ton buste au soleil harassé
    Pour mater un beau gosse où grouille tout un monde,
    Les piliers de tes bras depuis le coude hissés
    Jusqu’aux manchons dorés de tes épaules rondes,

    La vertèbre bossue qui saille à l’endroit où
    Les failles du trapèze intaillent l’épiderme ;
    Si l’on coupe ta nuque à la chaîne du cou,
    Tout cela forme un M, comme je t’aiMe ou Merde,

    Selon que c’est mon œil dont tu suis le regard
    Ou que c’est vers l’ailleurs que ton désir s’égare.
    Ton dos parle pour toi qui feins l’indifférence,

    Et mon esprit s’embrume en cernant tes contours :
    Combien resterait-il de folie et d’amour
    Si je pouvais savoir sans cesse à quoi tu penses ?
    Lionel Labosse


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