• Une bombe à retardement ?

    Que faire de ces enfants? 

     

    Trois possibilités se présentent. La première: les familles d'accueil. Cette option est insatisfaisante car elle peut mettre en danger toute la famille qui accueille l'enfant libéré des griffes de Daech. La deuxième: un placement en foyer. Quelques cas pratiques montrent que, très vite, l'enfant du djihad est perçu comme un caïd dominant les autres. Troisième possibilité, plus rare: le restituer aux grands-parents. Dans ce cas, il faut être sûr que cet environnement familial n'est pas en lien avec l'islam radical. Le doute subsiste toujours. C'est d'ailleurs perçu comme une injustice par les grands-parents, mais aux yeux des services de renseignement, la famille élargie fait partie du problème. 

     

    Il n'y a donc pas de solution satisfaisante. Pour mon enquête, j'ai rencontré des avocats, des familles, des grands-parents, des membres de la lutte antiterroriste, des prêtres. Tous sont préoccupés par l'enjeu considérable que représentent ceux que l'Etat islamique appelle «les lionceaux». 

    Le terrible paradoxe dans lequel ces enfants sont enfermés est le suivant: ce sont des victimes (ils n'ont pas choisi le combat de leurs parents). Malgré tout, ils représentent une menace puisqu'ils ont été biberonnés au djihad et parfois à l'hyperviolence.
    http://rencontrejfm.blogspot.com/2017/10/sonia-mabrouk-les-enfants-du-djihad.html

     

    Une bombe à retardement ?


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