• Vieillir ... partir ...

    Dans La Ballade de Narayama (1983), le réalisateur japonais Shohei Imamura s'inspirait d'une légende cruelle selon laquelle les anciens du village, devenus des bouches inutiles, étaient emmenés sur le dos du fils aîné au sommet de la «montagne aux chênes» (Narayama) pour y être abandonnés à une mort certaine. Le fils ne devait ni parler à son parent ni se retourner.
    Le Japon contemporain semble avoir bien changé : dans un pays où les ventes de couches pour adultes dépassent celles de couches pour enfants, où la population est composée pour un tiers de plus de 65 ans, la «silver economy» (économie des «cheveux argentés») est devenue stratégique. (Le Figaro)

    Toute ma famille maternelle a eu la chance de naître et de mourir dans cette maison ou je vis et j'aimerais bien en faire autant.
    A leur époque, il était normal que les enfants s'organisent pour que la fin de vie de leurs anciens se fasse dans leur maison, entourés d'aide.
    Maintenant c'est ou s'assumer tel qu'on est chez soi ou partir dans une maison de retraite ? de départ définitif ?
    Perso, je ne mettrai jamais mes enfants à contribution pour assumer ma vie, je paierai pour cela, il ne me viendrait pas à l'idée de faire autrement. Actuellement je suis très entourée par des gens de toutes les corporations que je paye, avec qui j'ai des rapports merveilleux et si cela pouvait durer jusqu'au grand départ, ce serait, pour moi, une bénédiction.
    Les enfants ce sera ce qu'elles auront envie de donner, c'est tout.

     

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