• Vous ne mangerez plus idiots ...

    La nourriture est la seule constante qui nous lie tous. Chaque culture a son propre style de cuisine. Nous supposons que les produits de base de notre cuisine ont une longue histoire dans notre culture.

    De manière choquante, certains des aliments que nous mangeons chaque jour ont des histoires d’origine étrangement bizarres que vous ne devineriez jamais. De la “frite belge” à la recette mise en lumière par une religieuse qui marche, cette liste vous fera penser à la nourriture que vous mangez sous un jour nouveau. (listverse)

    Le beurre blanc nantais ...

    Je ne pouvais pas terminer cette série sans la spécialité délicate de Nantes ...

    Il est rare aujourd’hui de le trouver dans nos assiettes. Et pourtant, ce beurre blanc, comme c’est délicat et comme c’est bon lorsqu’il est fait dans les règles de l’art.

    Des règles d’ailleurs que la Mère Clémence, - cuisinière du marquis de Goulaine dans le pays nantais et qui tenait « La Buvette de la Marine » dans le hameau de « La Chebuette », un lieu-dit de la commune de Saint-Julien-de-Concelles, situé sur les bords de la Loire, à quelques kilomètres en amont de Nantes -, inventa fortuitement vers la fin du XIXe siècle, en oubliant d’ajouter l’estragon et les jaunes d’œuf à une béarnaise.

    Le beurre blanc de Clémence Lefeuvre, née en 1860, est une sauce au beurre demi-sel, au vinaigre et au vin blanc, relevée d’échalotes – de préférence grises - finement ciselées, qui accompagne les poissons de rivière, l’alose et le brochet de Loire, mais aussi le bar, le turbot, le saumon ou le merlan, mais on peut aussi le servir avec des asperges.

    Pour le réaliser, on met les échalotes ciselées dans une casserole à fond épais avec le vin blanc jusqu’à ce qu’elles deviennent translucides ; ensuite, on incorpore le beurre en parcelles froides en le fouettant à feu très doux (surtout ne pas dépasser 65°).

    En dernier lieu, on passe – ou non, pour ceux qui veulent conserver les échalotes - la sauce obtenue au chinois en pressant la pulpe d’échalote afin d’en conserver les sucs. Le beurre blanc doit être nappant.

    Dans « A l’infortune du pot », Curnonsky, le Prince des gastronomes, écrit : « La papesse du beurre blanc fut la Mère Clémence. Elle a disparu 1932, mais sa tradition ne s’est pas perdue : vous pourrez encore le déguster dans toute la vallée de la Loire jusqu’à Nantes. ». Mais, ça, c’était en 1946.
    http://toutnestquelitresetratures.over-blog.com/2019/02/le-beurre-blanc-et-la-mere-clemence-ca-vous-dit-quelque-chose.html

     

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